Revenu de base

je ne pas encore vu …

« Un revenu, c’est comme l’air sous les ailes de l’oiseau ! ». C’est ainsi que commence le film. Est-ce que ce revenu devrait être inconditionnel pour chacun ? Est-ce possible, un droit civique économique ?

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Le droit au métier (au sens de projet de vie) conduit-il à repenser la politique des temps de la vie ?

Conférence très intéressante sur le projet de vie. Travail choisi, travail contraint, métier, politique de la joie de vivre, revenu minimum d’existence …

Les 45 premières minutes principalement

Une conférence tenue à Paris le 3 avril 2012 et menée par Patrick Viveret, Sylvie Cabassot et François Longérinas sur le thème : Le droit au métier (au sens de projet de vie) conduit-il à repenser la politique des temps de la vie ?

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Le développement durable … dépassé.

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Genevieve Azam, économiste atterrées, notre modèle n’est pas universalisable

Je suis fan ! Elle sait exprimer des idées complexes en quelques mots simples.

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Le genre humain, menacé

Une information fondamentale publiée par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) est passée totalement inaperçue : le pic pétrolier s’est produit en 2006. Alors que la demande mondiale continuera à croître avec la montée en puissance des pays émergents (Chine, Inde et Brésil), la production de pétrole conventionnel va connaître un déclin inexorable après avoir plafonné. La crise économique masque pour l’heure cette réalité.

Mais elle obérera tout retour de la croissance. La remontée des coûts d’exploration-production fera naître des tensions extrêmement vives. L’exploitation du charbon et des réserves fossiles non conventionnelles exigera des investissements lourds et progressifs qui ne permettront guère de desserrer l’étau des prix à un horizon de temps proche. Les prix de l’énergie ne peuvent ainsi que s’affoler.

Le silence et l’ignorance d’une grande partie de la classe politique sur ce sujet ne sont guère plus rassurants. Et cela sans tenir compte du fait que nous aurons relâché et continuerons à dissiper dans l’atmosphère le dioxyde de carbone stocké pendant des millénaires… Chocs pétroliers à répétition jusqu’à l’effondrement et péril climatique. Voilà donc ce que nous préparent les tenants des stratégies de l’aveuglement. La catastrophe de Fukushima alourdira encore la donne énergétique.

De telles remarques génèrent souvent de grands malentendus. Les objections diagnostiquent et dénoncent aussitôt les prophètes de malheur comme le symptôme d’une société sur le déclin, qui ne croit plus au progrès. Ces stratégies de l’aveuglement sont absurdes. Affirmer que notre époque est caractérisée par une « épistémophobie » ou la recherche du risque zéro est une grave erreur d’analyse, elle éclipse derrière des réactions aux processus d’adaptation la cause du bouleversement.

Ce qui change radicalement la donne, c’est que notre vulnérabilité est désormais issue de l’incroyable étendue de notre puissance. L’ »indisponible » à l’action des hommes, le tiers intouchable, est désormais modifiable, soit par l’action collective (nos consommations cumulées) soit par un individu isolé (« biohackers »). Nos démocraties se retrouvent démunies face à deux aspects de ce que nous avons rendu disponible : l’atteinte aux mécanismes régulateurs de la biosphère et aux substrats biologiques de la condition humaine.

Cette situation fait apparaître « le spectre menaçant de la tyrannie » évoqué par le philosophe allemand Hans Jonas. Parce que nos démocraties n’auront pas été capables de se prémunir de leurs propres excès, elles risquent de basculer dans l’état d’exception et de céder aux dérives totalitaristes.

Prenons l’exemple de la controverse climatique. Comme le démontre la comparaison entre les études de l’historienne des sciences Naomi Oreskes avec celles du politologue Jules Boykoff, les évolutions du système médiatique jouent dans cette affaire un rôle majeur. Alors que la première ne répertoria aucune contestation directe de l’origine anthropique du réchauffement climatique dans les revues scientifiques peer reviewed (« à comité de lecture »), le second a constaté sur la période étudiée que 53 % des articles grand public de la presse américaine mettaient en doute les conclusions scientifiques.

Ce décalage s’explique par le remplacement du souci d’une information rigoureuse par une volonté de flatter le goût du spectacle. Les sujets scientifiques complexes sont traités de façon simpliste (pour ou contre). Ceci explique en partie les résultats de l’étude de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) pilotée par Daniel Boy sur les représentations sociales de l’effet de serre démontrant un sérieux décrochage du pourcentage de Français attribuant le dérèglement climatique aux activités humaines (65 % en 2010, contre 81 % en 2009). Ces dérives qui engendrent doute et scepticisme au sein de la population permettent aux dirigeants actuels, dont le manque de connaissance scientifique est alarmant, de justifier leur inaction.

Le sommet de Cancun a sauvé le processus de négociation en réussissant en outre à y intégrer les grands pays émergents. Mais des accords contraignants à la hauteur de l’objectif des seconds sont encore loin. S’il en est ainsi, c’est parce que les dirigeants de la planète (à l’exception notable de quelques-uns) ont décidé de nier les conclusions scientifiques pour se décharger de l’ampleur des responsabilités en jeu. Comment pourraient-ils à la fois croire en la catastrophe et ne rien faire, ou si peu, pour l’éviter ?

Enfermée dans le court terme des échéances électorales et dans le temps médiatique, la politique s’est peu à peu transformée en gestion des affaires courantes. Elle est devenue incapable de penser le temps long. Or la crise écologique renverse une perception du progrès où le temps joue en notre faveur. Parce que nous créons les moyens de l’appauvrissement de la vie sur terre et que nous nions la possibilité de la catastrophe, nous rendons celle-ci crédible.

Il est impossible de connaître le point de basculement définitif vers l’improbable ; en revanche, il est certain que le risque de le dépasser est inversement proportionnel à la rapidité de notre réaction. Nous ne pouvons attendre et tergiverser sur la controverse climatique jusqu’au point de basculement, le moment où la multiplication des désastres naturels dissipera ce qu’il reste de doute. Il sera alors trop tard. Lorsque les océans se seront réchauffés, nous n’aurons aucun moyen de les refroidir.

La démocratie sera la première victime de l’altération des conditions universelles d’existence que nous sommes en train de programmer. Les catastrophes écologiques qui se préparent à l’échelle mondiale dans un contexte de croissance démographique, les inégalités dues à la rareté locale de l’eau, la fin de l’énergie bon marché, la raréfaction de nombre de minéraux, la dégradation de la biodiversité, l’érosion et la dégradation des sols, les événements climatiques extrêmes… produiront les pires inégalités entre ceux qui auront les moyens de s’en protéger, pour un temps, et ceux qui les subiront. Elles ébranleront les équilibres géopolitiques et seront sources de conflits.

L’ampleur des catastrophes sociales qu’elles risquent d’engendrer a, par le passé, conduit à la disparition de sociétés entières. C’est, hélas, une réalité historique objective. A cela s’ajoutera le fait que des nouvelles technologies de plus en plus facilement accessibles fourniront des armes de destruction massive à la portée de toutes les bourses et des esprits les plus tourmentés.

Lorsque l’effondrement de l’espèce apparaîtra comme une possibilité envisageable, l’urgence n’aura que faire de nos processus, lents et complexes, de délibération. Pris de panique, l’Occident transgressera ses valeurs de liberté et de justice. Pour s’être heurtées aux limites physiques, les sociétés seront livrées à la violence des hommes. Nul ne peut contester a priori le risque que les démocraties cèdent sous de telles menaces.

Le stade ultime sera l’autodestruction de l’existence humaine, soit physiquement, soit par l’altération biologique. Le processus de convergence des nouvelles technologies donnera à l’individu un pouvoir monstrueux capable de faire naître des sous-espèces. C’est l’unité du genre humain qui sera atteinte. Il ne s’agit guère de l’avenir, il s’agit du présent. Le cyborg n’est déjà plus une figure de style cinématographique, mais une réalité de laboratoire, puisqu’il est devenu possible, grâce à des fonds publics, d’associer des cellules neuronales humaines à des dispositifs artificiels.

L’idéologie du progrès a mal tourné. Les inégalités planétaires actuelles auraient fait rougir de honte les concepteurs du projet moderne, Bacon, Descartes ou Hegel. A l’époque des Lumières, il n’existait aucune région du monde, en dehors des peuples vernaculaires, où la richesse moyenne par habitant aurait été le double d’une autre. Aujourd’hui, le ratio atteint 1 à 428 (entre le Zimbabwe et le Qatar).

Les échecs répétés des conférences de l’ONU montrent bien que nous sommes loin d’unir les nations contre la menace et de dépasser les intérêts immédiats et égoïstes des Etats comme des individus. Les enjeux, tant pour la gouvernance internationale et nationale que pour l’avenir macroéconomique, sont de nous libérer du culte de la compétitivité, de la croissance qui nous ronge et de la civilisation de la pauvreté dans le gaspillage.

Le nouveau paradigme doit émerger. Les outils conceptuels sont présents, que ce soit dans les précieux travaux du Britannique Tim Jackson ou dans ceux de la Prix Nobel d’économie 2009, l’Américaine Elinor Ostrom, ainsi que dans diverses initiatives de la société civile.

Nos démocraties doivent se restructurer, démocratiser la culture scientifique et maîtriser l’immédiateté qui contredit la prise en compte du temps long. Nous pouvons encore transformer la menace en promesse désirable et crédible. Mais si nous n’agissons pas promptement, c’est à la barbarie que nous sommes certains de nous exposer.

Pour cette raison, répondre à la crise écologique est un devoir moral absolu. Les ennemis de la démocratie sont ceux qui remettent à plus tard les réponses aux enjeux et défis de l’écologie.


Ancien premier ministre, coauteur avec Alain Juppé de « La politique, telle qu’elle meurt de ne pas être » (JC Lattès, 314 p., 18 €)

Professeur à la faculté des géosciences et de l’environnement

de l’université de Lausanne, membre du Comité de veille écologique

de la Fondation Nicolas Hulot

Philosophe, il enseigne la philosophie de l’écologie à l’Institut d’études politiques de Paris

Michel Rocard, Dominique Bourg et Floran Augagneur

Article paru dans l’édition du 03.04.11

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Le changement climatique – Explication scientifique

Jean-Marc Jancovici est l’un des meilleurs spécialistes français de la question du changement climatique. Vous trouverez des cours donnés en école d’ingénieur mais toutefois abordables ici :

http://www.ensmp.fr/ingenieurcivil/SitesIC/Balado/Climat_som.html

ainsi qu’une conférence synthétique ici :  http://www.espci.org/fr/jancovici

A noter que ces éléments datent de 2008, le situation s’est malheureusement dégradé depuis …

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Changement climatique : réagissons maintenant !

Une petite vidéo de 10 min qui explique la situation ….

Pour empêcher que ce scénario ne se produise sous quelques années, nous pouvons :

  • voter une fois tous les deux ans en moyenne
  • agir individuellement :
    - s’informer, se former, comprendre, user de ce que nous avons de plus cher : notre libre arbitre
    - ne consommer que ce qui vraiment nécessaire, que ce soit des biens ou des services
    - si un produit est vraiment nécessaire, le consommer localement ou le plus proche possible
    - nous nourrir avec de la nourriture biologique, la plus proche possible
    - réapprendre les gestes de base : cuisine, couture, réparation, bricolage …
    - chercher à occuper des logements plus petits et bien isolés
    - nous déplacer en vélo ou en transport en commun le plus souvent possible
    - consommer une énergie éthique comme « Enercoop »
    - changer de banque comme pour « La Nef »
    - et adopter 10000 autres comportements individuels qui vont dans le bon sens
  • agir collectivement localement
    - rejoindre des groupes de citoyens qui travaillent avec les collectivités locales dans le cadre des démarches Agenda 21 ou de Participation citoyenne
    - rejoindre des associations locales de défense de l’environnement
    - rejoindre des associations de jardins partagés
    - rejoindre des associations de promotion de l’économie solidaire
  • agir collectivement nationalement, au niveau européen ou mondial:
    - adhérer à des associations de défense environnementale de cette ampleur
    - adhérer à des associations de défense des plus démunis de cette ampleur
  • Irradier autour de nous de la réalité de la situation, aussi critique soit elle mais surtout communiquer sur les démarches à adopter pour éviter le point de non retour

Merci à ceux qui ont des pistes d’actions qui n’apparaissent pas ici de m’en faire part.

Vidéo trouvée ici : http://www.cinerebelde.org/reveilletoi-revoltetoi-p-83.html

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Globalia

« Globalia est un roman d’anticipation, une contre-utopie de Jean-Christophe Rufin publié en 2004″ (wikipedia)

Roman détonnant; malheureusement, beaucoup des traits décrits dans ce livre se retrouvent déjà présents aujourd’hui dans nos sociétés. J’ai adoré, je le conseille fortement. Se lit très facilement.

Seul écueil à mon sens, l’oubli de la crise du pétrole et du changement climatique. Le science « salvatrice » ou conditionnelle du futur n’est qu’un mythe. Plus qu’une tendance futuriste, ce roman doit être compris comme une analyse de nos sociétés, pour nous aider à réveiller nos consciences.

Je note bien la citation de la dernière phrase du livre : « Il est bon d’avoir l’esprit ouvert pas au point que le cerveau tombe par terre« .

(merci à Bruno pour le conseil de lecture)

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La croissance verte accroît la dépendance aux terres rares

source : http://ecologie.blog.lemonde.fr/2010/12/28/la-croissance-verte-est-elle-vraiment-durable/

Mardi 28 décembre 2010

En cette période festive et faste, alors que les gadgets dernier cri se vendent comme des petits pains, le sujet des terres rares revient sur la table. Mercredi dernier, Le Canard Enchaîné consacrait un article très intéressant à ces minerais, produits à 97 % par la Chine, dont la particularité est d’être très difficiles à extraire et à raffiner tout en étant extrêmement précieux car indispensables à la production de nouvelles technologies – ordinateurs, écrans plats ou encore téléphones portables. Leur utilisation s’avère tout sauf durable dans la mesure où les stocks de ces dix-sept éléments sont finis et où leur extraction requiert toujours plus d’énergie – ces minerais étant de moins en moins concentrés – et s’effectue dans des conditions écologiques et sociales désastreuses.

C’est pourquoi les associations écolos tirent régulièrement la sonnette d’alarme sur l’explosion de la consommation de produits high tech, et leur “obsolescence programmée”, qui contribue à cet emballement et à la dépendance autour de ces matériaux. Mais là où le journaliste aborde un aspect moins traité et encore plus sensible, c’est lorsqu’il souligne que les technologies vertes accentuent elles aussi la consommation de terres rares.

Et l’article d’égrener une liste d’éléments métalliques considérés comme rares indispensables au développement durable : le terbium est utilisé dans les lampes à basse consommation, le gallium dans les LED et les cellules solaires à haut rendement, l’indium dans les cellules photovoltaïques ou encore le néodyme dans certains moteurs de voitures électriques et générateurs d’éoliennes.

Le Canard Enchaîné conclut alors son article en citant l’ouvrage Quel futur pour les métaux ? que viennent de publier deux ingénieurs, Philippe Bihouix et Benoît de Guillebon : La croissance verte est un mythe : la course technologique et l’innovation créent un emballement de besoins en métaux, en particulier les plus rares, qui rend cette croissance non durable.” Sans compter que pour ces scientifiques, si le recyclage peut freiner le gaspillage, il ne pourra pas inverser la tendance d’croisun épuisement de ces ressources.

Pour autant, à moins de choisir la voie de la décroissance, notre économie reste basée sur la consommation de ressources naturelles. La question est donc de savoir si la croissance verte est davantage consommatrice de terres rares qu’une économie non respectueuse de l’environnement, notamment basée sur les énergies fossiles.

“Il est difficile de dire si ces industries dites vertes consomment plus de terres rares par unité de valeur que des industries considérées comme classiques. Toutefois, il ne fait pas de doute que la croissance dans les industries “propres” sera l’un des principaux moteurs de l’augmentation de la demande de terres rares dans les années à venir”, estime John Seaman, chercheur à l’Institut français des relations internationales, spécialiste de la politique énergétique en Chine et des terres rares.

Malgré tout, pour John Seaman, la question de la limitation de la consommation de terres rares s’avère aujourd’hui prématurée : “La transformation de notre consommation énergétique est impérative et elle pourra se réaliser que par de nouvelles technologies qui augmentent l’efficacité énergétique de l’activité humaine et qui nécessitent des terres rares.” Pour adopter de nouvelles méthodes de production énergétique, nous devrons donc “augmenter la production de terres rares à travers le globe d’une manière plus responsable, propre et sécurisée et assurer une meilleure diversification dans l’approvisionnement de ces métaux, aujourd’hui concentrés dans les mains d’un seul pays”, estime le chercheur.

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Mr Mondialisation

httpv://www.youtube.com/watch?v=r1z0O6L9bbU

httpv://www.youtube.com/watch?v=rDaUOcQFxzA&feature=related

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